Ces mots qui libèrent…

Nonobstant le fait que la langue française est ardue, elle est inégalable de musique et de nuances…

Parfois, pouvoir mettre un mot sur des maux, donner un autre nom – surnom – à quelque chose ou quelqu’un permet d’éclaircir la situation, de prendre du recul, de comprendre… voire d’en rire !

Dans le processus d’écriture ou de lecture, je vous livre trois exemples de mots qui m’ont grandement aidés, vraiment, à un moment de ma vie et encore aujourd’hui.

Ce sont d’ailleurs des thèmes abordés dans le roman « L’appel du rivage… revenir à soi ! » surtout le premier mot libérateur : Zébulon ! Ceux qui me connaissent savent à quoi je fais allusion. Ce roman initiatique offre une part de dialogue entre Zaza, l’héroïne, et son Zébulon.

Qui est-il ? C’est celui qui crée la plupart de nos peurs, nous empêche de dormir, d’oser aimer et de s’aimer. Roi du jugement, vous aurez compris que c’est le nom qu’elle a donné à son ego…

Le simple fait de lui donner un nom permet de ne plus s’identifier à lui et de le faire taire, tout en le rassurant, pour revenir à l’instant présent. C’est d’ailleurs le chemin que Zaza va emprunter pour arriver, à la fin, à « mater » ce petit monstre dans sa tête et savourer chaque instant présent, libérée des pollutions mentales de Zébulon !

Autre exemple, découvert lors de la rédaction de ce roman. L’héroïne n’arrivant pas à avoir d’enfant, ne faisant que des grossesses nerveuses avec un ex-mari toxique. C’était mon cas… à chaque fois que cette période de ma vie me revenait, je sentais poindre de la tristesse…

Puis m’est venue cette idée, un midi, dans un jardin, chez un client : « une grossesse canada dry » ! Eh oui, ça a les symptômes de la grossesse, les affres de la grossesse… mais ce n’est pas une grossesse, c’est une grossesse Canada Dry ! Depuis cet épisode de ma vie, en pensant « grossesse canada dry », je souris, ça m’a aidé à guérir de cette expérience pénible…

Enfin, un soir, il y a environ 10 ans, je lisais dans mon lit le magazine « Elle ». Je découvre un article qui fait battre mon cœur, figer l’instant… Je le relis une seconde fois, une troisième fois… Ce n’était pas possible, la journaliste ne me connaissait pas et pourtant elle parlait de moi ! Je venais de divorcer, cabossée, exténuée, et je pouvais enfin mettre un mot sur ce que j’avais vécu et qui m’avait pourri la vie plusieurs années durant : j’étais mariée à un Pervers Narcissique !

Aujourd’hui, ce terme est très utilisé, mais à l’époque pas du tout, il m’a libérée, soulagée ! Je n’étais pas folle, j’avais été la victime d’un tordu, d’un malade… d’un Pervers Narcissique.

Merci à ces mots qui guérissent.

Merci à ces phrases qui embellissent notre vie.

Merci à vous de me lire…

2 réactions sur “ Ces mots qui libèrent… ”

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