La qualité du lien entre deux êtres…

La qualité d’une relation dépend de la qualité du lien

Qu’est-ce qu’il y a entre deux personnes ? Un lien… Un lien précieux, invisible et pourtant palpable. Pour nourrir une belle relation, dans la durée, il est essentiel de bichonner ce lien, dans la qualité de la présence à l’autre, dans une écoute pleine, simple et bienveillante.

Je suis attristée de constater que tant de personnes prennent davantage soin des liens superficiels que ceux qui les aiment. Est-ce parce que la personne aimante est là, « acquise à la cause », toujours présente, habituelle, qu’il n’est plus nécessaire d’y faire attention ?

Un beau jardin sans soin devient vite envahi par les mauvaises herbes, les fleurs meurent, se dessèchent… Petit à petit, un lien négligé, traité par-dessus la jambe, délaissé va se distendre, se pourrir… et casser définitivement. Que ce soit au travail, en amour, en amitié ou même en famille, cette violence ordinaire de couper la parole, ne pas daigner répondre, préférer son smartphone au regard de l’autre, juste en face, ne pas garder du temps avec l’autre, appauvri, terni la relation, le lien.

Combien de personnes paradent face à des relations superficielles, qu’elles nomment – non pas par leurs qualités de cœur – mais par leur statut ou profession « Françoise ma copine avocate, Pierre mon ami Cardio, Jean, tu sais le pilote… Des ronds de jambe, des superlatifs en soirée ou en réunion, des sourires ultra bright et que reste-t-il comme temps et énergie après pour répondre à ceux – « aimants et acquis » qui vous aiment véritablement ? Promesses non tenues, pas de temps à accorder, le smartphone remplissant tout l’espace…

Cet autre est-il devenu une quantité négligeable, uniquement nécessaire si besoin ? Des êtres jetables comme des kleenex, on se sert et on s’en balance, c’est moi d’abord, moi, moi, moi, moi, mon petit moi… Oui, mais toi, qui es-tu sans moi pour te regarder ? Qui es-tu sans moi pour t’écouter, te parler, t’aimer… ?

Le monde se plaint de solitude, d’égoïsme, mais elle n’est pas toujours là où on croit, cette solitude se niche au sein des familles, des couples, des associés professionnels. L’apparence est sauve, ils ont un toit, une alliance, une boite cotée en bourse… Mais qu’en est-il si l’autre, celui qui est notre repère, notre ami, notre amour nous traite comme un déchet, un objet dont on se sert pour paraître aux yeux des autres ? Pourquoi sont-ils plus aimables, charmants face à des étrangers plutôt que face à ceux qui les aiment ?

Selon moi, ceux qui nous aiment vraiment sont notre richesse, notre trésor le plus précieux, nous devrions les traiter comme tel et non comme un acquis bien pratique, toujours présent, un faire-valoir, une bouée de secours, bref, quelque chose qui sert de temps à autre, bien pratique…

Sommes-nous devenus des « être pratiques » ? Des serpillières ? De temps à autre on la sort pour faire beau, on la rince parfois puis on l’oublie sur un séchoir ou dans un placard jusqu’à la prochaine utilité ?

Sommes-nous devenus une société sans identité, sans âme, sans cœur, un paquet d’individualités, des millions de personnalités qui tentent de se faire entendre dans ce brouhaha égotique infernal, à celui qui aura la meilleur performance, apparence, ce putain de paraître…

Beaucoup d’entre nous se tournent de plus en plus vers la nature, les animaux, tirant un trait sur les relations superficielles dont le lien n’est qu’un paquet de bons souvenirs émoussés, méprisé depuis longtemps, usé jusqu’à la corde !

Et pourtant, les liens forts, nourris, authentiques, respectueux et bienveillants sont si riches, si puissants, si enthousiasmant ! S’éloigner de relations superficielles pour ne garder que celles du cœur qui nous rendent heureux et joyeux.

Fuir cette indifférence insupportable, cette violence ordinaire de l’amie qui nous méprise ou nous jalouse, de la femme qu’on viole, du chien qu’on abandonne, du SDF qu’on enjambe, du malade qu’on ignore ou du vieux qu’on délaisse…

Et vous, comment prenez-vous soin des quelques êtres – rares et précieux – qui vous aiment de tout leur cœur ?

Ecrire, partager avec vous mes pensées, avancer avec le crayon qui s’envole sur la feuille, éclaircir ses idées, approfondir ses réflexions… L’écriture du roman initiatique « L’appel du rivage… revenir à soi !  » et de celui qui est en cours m’a permis d’aller plus loin, plus profondément dans cette quête d’une vie plus saine, plus simple, plus épanouissante. Au fur et à mesure que Zaza (l’héroïne) avançait, je cheminais avec elle. Un lien fort entre nous deux et les autres personnages du roman, comme sa meilleure amie. Je l’ai autant fait évoluer qu’elle m’a apporté, pour aller à l’essentiel, invisible pour les yeux… car on ne voit bien qu’avec le cœur comme l’écrit si justement Antoine de Saint-Saint-Exupéry 🙂

3 réactions sur “ La qualité du lien entre deux êtres… ”

  1. GERALDINE OGIER Réponse

    Magnifique témoignage de vie !
    Recueil de beaux sentiments et d’émotions fortes !
    Voyage dans un beau pays haut en couleurs à travers le verbe.
    Mille fois à recommander…pour se faire toucher par une intimité fragile et dévoilée.

  2. Nathalie Olivier Auteur ArticleRéponse

    Merci pour ce très beau commentaire sur mon roman l’appel du rivage, je suis touchée…

  3. anne-valérie Réponse

    Quête de sens, quête de soi dans un pays, l’Inde qui ne laisse personne indifférent. L’auteure livre son cheminement avec sincérité et simplicité, dans un style fluide qui fait que l’on lit comme un roman ce livre dense! L’authenticité de ce témoignage touche profondément car il nous renvoie à nos propres questionnements.

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