La sculpture dans un roman

La sculpture, tout comme l’écriture, nous enseignent la patience et l’humilité et pour ma part une joie inégalée …

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Extrait offert de « L’appel du rivage… revenir à soi ! »

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L’héroïne, Zaza, passe un moment dans un atelier de sculpture…

Bonne lecture 🙂

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« Qu’elle modèle la terre ou s’attaque à une pierre, c’est toujours un moment de joie profonde. Elle part d’une émotion et la traduit sans plan, sans maquette, dans la matière qui l’inspire. Elle fait peu de plâtre, aimerait avoir les moyens de faire des sculptures en verre et adore véritablement malaxer la terre. Sentir son odeur, ses mains qui donnent forme à des rondeurs, des courbes sensuelles, ces moments de pure création la remplissent de joie. Souvent elle alterne l’argile avec une pierre dont le travail dure plusieurs mois.

Son professeur, Jean-Marc s’amuse toujours à la voir partir dans des projets sans l’ombre d’un croquis mais en lui racontant une histoire. Oui, elle touche la pierre, la regarde sous tous ses angles et imagine ce qui va en sortir, les flammes de l’amour en stéatite rose, la prière ou la femme vue par les hommes, avec des formes sensuelles, des ailes et un chapeau qui cache le regard, qui restera à jamais un mystère pour la gente masculine.

Elle a mixé les textures aussi, notamment avec de l’ardoise, très difficile à sculpter mais dont elle se sert comme socle ou pour coucher une sirène en terre patinée aux couleurs de l’ardoise…

En revanche, ce qu’elle ne fait jamais, ce sont des angles, de ses mains ne peuvent sortir que des courbes, des tourbillons, des pétales, jamais d’arêtes ! »

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